The Japan Times - Maroc: "l'autoroute de l'eau", une piste contre le stress hydrique

EUR -
AED 4.077633
AFN 79.486192
ALL 99.714985
AMD 434.006208
ANG 1.987409
AOA 1018.01254
ARS 1191.078219
AUD 1.745335
AWG 2.001055
AZN 1.891224
BAM 1.964587
BBD 2.241239
BDT 134.873171
BGN 1.962365
BHD 0.418478
BIF 3298.728352
BMD 1.110155
BND 1.483213
BOB 7.670477
BRL 6.245511
BSD 1.110025
BTN 94.756348
BWP 15.361932
BYN 3.632561
BYR 21759.040826
BZD 2.22969
CAD 1.564425
CDF 3187.255307
CHF 0.953873
CLF 0.027513
CLP 1055.602124
CNY 8.068719
CNH 8.110327
COP 4608.531542
CRC 559.280461
CUC 1.110155
CUP 29.419111
CVE 110.76338
CZK 24.968509
DJF 197.682764
DKK 7.460997
DOP 70.102481
DZD 147.771513
EGP 56.188392
ERN 16.652327
ETB 146.129365
FJD 2.584275
FKP 0.855616
GBP 0.841992
GEL 3.063903
GGP 0.855616
GHS 17.206184
GIP 0.855616
GMD 80.12889
GNF 9603.708944
GTQ 8.547442
GYD 232.9098
HKD 8.634586
HNL 28.417651
HRK 7.539393
HTG 144.300244
HUF 408.272916
IDR 18558.094024
ILS 4.09433
IMP 0.855616
INR 94.866089
IQD 1451.875237
IRR 46737.72757
ISK 146.990957
JEP 0.855616
JMD 172.972861
JOD 0.787083
JPY 162.173727
KES 143.469837
KGS 96.238968
KHR 4440.368479
KMF 502.51411
KPW 999.199623
KRW 1623.390499
KWD 0.342288
KYD 0.92319
KZT 558.237528
LAK 24055.377874
LBP 99429.804802
LKR 326.955971
LRD 222.022541
LSL 20.829671
LTL 3.277999
LVL 0.671522
LYD 5.362273
MAD 10.64531
MDL 19.840608
MGA 5121.092065
MKD 63.145975
MMK 2330.71961
MNT 3878.280698
MOP 8.899364
MRU 44.190223
MUR 50.804448
MVR 17.142963
MWK 1925.052543
MXN 22.239298
MYR 4.944356
MZN 70.926795
NAD 20.829671
NGN 1704.25413
NIO 40.849852
NOK 11.423674
NPR 151.856893
NZD 1.904816
OMR 0.427382
PAB 1.110155
PEN 4.078903
PGK 4.536059
PHP 63.376753
PKR 310.974815
PLN 4.258728
PYG 8849.87458
QAR 4.040779
RON 5.084752
RSD 119.695688
RUB 93.522266
RWF 1577.006059
SAR 4.163346
SBD 9.435826
SCR 16.057717
SDG 666.058497
SEK 10.721634
SGD 1.489848
SHP 0.872408
SLE 25.344689
SLL 23279.399498
SOS 633.342907
SRD 40.654627
STD 22977.97009
SVC 9.713816
SYP 14435.015956
SZL 20.829671
THB 37.866262
TJS 12.108077
TMT 3.882918
TND 3.434299
TOP 2.673928
TRY 42.114435
TTD 7.506836
TWD 36.771587
TZS 2938.103827
UAH 45.876809
UGX 4047.462435
USD 1.110155
UYU 46.898282
UZS 14366.79616
VES 77.497595
VND 28496.360995
VUV 137.181198
WST 3.144884
XAF 670.018813
XAG 0.034268
XAU 0.000359
XCD 3.005515
XDR 0.835831
XOF 670.018813
XPF 119.331742
YER 272.993358
ZAR 20.949927
ZMK 9992.731774
ZMW 31.121897
ZWL 357.469503
  • AEX

    -23.6200

    877.94

    -2.62%

  • BEL20

    -48.2200

    4295.74

    -1.11%

  • PX1

    -254.6300

    7604.23

    -3.24%

  • ISEQ

    -166.9700

    10203.98

    -1.61%

  • OSEBX

    -30.6100

    1469.7

    -2.04%

  • PSI20

    23.6600

    6981.84

    +0.34%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -30.8000

    2719.36

    -1.12%

  • N150

    -86.6000

    3322.95

    -2.54%

Maroc: "l'autoroute de l'eau", une piste contre le stress hydrique
Maroc: "l'autoroute de l'eau", une piste contre le stress hydrique / Photo: Abdel Majid BZIOUAT - AFP

Maroc: "l'autoroute de l'eau", une piste contre le stress hydrique

Une "autoroute de l'eau" créée au Maroc a permis de sauver de la soif des millions de personnes, mais son succès à long terme reste incertain en raison d'une sécheresse inédite, avertissent les experts.

Taille du texte:

Malgré une période d'intenses averses début mars dans le nord-ouest, ce pays du Maghreb reste confronté à un stress hydrique aigu en raison d'une sécheresse qui dure depuis six ans.

C'est "la plus longue de l'histoire" du pays alors que les cycles de sécheresse ne dépassaient auparavant pas trois ans, a alerté à la mi-mars le ministre de l'Equipement et de l'Eau, Nizar Baraka.

Les apports en eau ont été presque divisés par quatre ces dix dernières années par rapport aux années 80, passant d'une moyenne annuelle de 18 milliards de mètres cubes à 5 milliards de m3, selon le ministre.

Les précipitations ont également chuté de 75% par rapport à une moyenne "normale", ces six dernières années, et les températures ont augmenté de 1,8 degré Celsius l'année dernière, exacerbant l'évaporation des eaux.

Face à cette situation, les habitants de Rabat et ses environs ont été confrontés à la menace d'une rupture d'approvisionnement en eau potable fin 2023, après l'assèchement du barrage qui approvisionnait la capitale, a rappelé M. Baraka.

"Toutefois, le transfert du surplus d'eau du bassin du Sebou (nord) nous a permis de sauver de la soif environ 12 millions de personnes", a indiqué à l'AFP Mahjoub Lahrache, un responsable du ministère de l'Agriculture.

- Projet stratégique -

Au lieu de poursuivre son cours naturel vers l'océan Atlantique, l'eau du Sebou, l'un des fleuves les plus importants du pays, est captée dans une station, dans la banlieue de Kénitra, où elle est traitée avant d'être transférée, à travers un canal souterrain long de 67 km, vers la capitale, en fonction des besoins quotidiens.

Depuis son inauguration fin août 2023, cette "autoroute de l'eau" assure l'approvisionnement en eau potable de Rabat et ses environs, ainsi que de la partie nord de la capitale économique Casablanca, située à 90 km de Rabat.

Ce projet a permis de transférer plus de 700 millions de m3 jusqu'à début mars, selon des données officielles.

Le premier tronçon, construit en urgence après l'aggravation du stress hydrique, a coûté environ 7 milliards de dirhams (plus de 664 millions d'euros), selon M. Lahrache.

Cette "autoroute de l'eau" devrait être prolongée pour relier plusieurs barrages se trouvant à l'extrême nord du pays à la région de Marrakech (sud).

Le projet est stratégique pour le pays, même si le Maroc mise principalement sur le dessalement de l'eau de mer pour accroître ses ressources en eau potable.

Le Maroc pâtit d'une "inégalité dans la répartition des ressources hydriques. Cinquante-trois pour cent des précipitations tombent sur seulement 7% du territoire national", a noté M. Baraka.

"Des quantités importantes (de pluie recueillie) dans les bassins du nord se déversent en Méditerranée ou dans l'Atlantique (sans être captées, ndlr). C'est pour cela que l'autoroute de l'eau a toute son importance", souligne le chercheur Nabil El Moçayd.

- "Rester prudents" -

Toutefois, "les bassins du nord seront beaucoup plus affectés par le changement climatique que ceux du sud, d'après différentes simulations climatiques concernant les 60 années à venir", alerte le chercheur.

"Il est possible que l'excès dont on parle aujourd'hui ne soit plus présent à l'avenir, rien qu'à cause de ce déficit", ajoute M. El Moçayd, qui a préconisé dans une étude en 2020 de "réduire l'échelle du projet" de l'autoroute de l'eau.

Abderrahim Handouf, chercheur en politique d'irrigation, estime que la première tranche de "l'autoroute de l'eau" "est une solution efficace en l'absence d'alternatives".

Mais il s'interroge également sur sa pérennité à long terme, au regard des défis climatiques qui "poseront à l'avenir problème même dans le nord. Nous devons donc rester prudents".

Pour ce chercheur, outre le dessalement de l'eau, il faudrait développer les recherches et l'encadrement des agriculteurs, afin de généraliser l'utilisation de techniques d'irrigation, économes en eau. L'agriculture génère 12% du PIB et emploie 30% de la population.

T.Shimizu--JT